La fourrure

Introduction

Les animaux: La trappe de la fourrure

"Ayez un apercu de la fourrure: coincé vos doigts dans la portière d'une voiture" Anonyme (au sujet des pièges à mâchoires pour la capture des animaux à fourrure)

De source officielle, sur environ deux millions d'animaux tués pour les besoins de l'industrie de la fourrure au Canada, à peu près la moitié est piégée. Rats musqués, castors et martres représentent la majorité des animaux attrapés dans la nature avec d'autres espèces recherchées, telles que les ratons laveurs, les coyotes, les loutres, les lynx, les chats sauvages et les visons.

Il y a beaucoup de Canadiens opposés au port de la fourrure au nom de la mode. Certains sont troublés par les horribles images de souffrance des animaux pris dans les pièges à mâchoires ou d'autres types de piège. D'autres s'inquiètent des conséquences désastreuses en matière de survie des espèces dues au piègeage non sélectif.

Il est plutôt ironique que l'industrie de la fourrure utilise l'argent des contribuables pour lancer des campagnes de relations publiques coûteuses dans le but vain de masquer la nature sanglante de leur produit. Merci de bien vouloir prendre connaissance des faits.

Le mythe de l'industrie de la fourrure: "La trappe est éthique" (Association des Trappeurs de la Nouvelle-Ecosse)

Les faits : Le piégeage est brutal et un moyen sadique d'attraper des animaux souvent rendus blessés et terrifiés, dans des conditions extrêmes de température, sans nourriture, eau ou abri et ceci jusqu'au retour du trappeur qui, si l'animal n'est pas mort, le tue et met ainsi fin à ses souffrances.

Durant les quarantes dernières années au Canada, trois types de pièges ont été utilisés : les pièges à mâchoires, les pièges conibear et les collets. Aujoud'hui, les pièges à mâchoires restent les plus largement utilisés. Ce procédé simple mais néanmoins barbare a été interdit dans 63 pays, incluant les états de Floride, Rhode Island, New Jersey et l'Arizona. Quand un animal passe sur le ressort d'un de ces pièges, il se referme violemment sur les membres de l'animal. Dr. Robert Capes remarque : " … l'animal capturé va se débattre pour se libérer, mutilant sa patte et causant de sérieuses et douloureuses lacérations … l'animal va essayer d'y échapper en rongeant et sectionnant le membre pris … 10 à 12 heures après avoir été capturé, l'animal souffre encore."

Après un temps prolongé, comme il l'explique: "les animaux piégés vont souffrir d'épuisement puisqu'ils dépensent une telle énergie pour s'échapper … avec l'épuisement, l'animal souffre de froid, de stress et finalement meurt." En 1975, durant une audience du Congrès americain, on apprenait qu'un lynx de l'Alaska resta pris dans un piège pendant 6 semaines alors que les membres de sa famille lui apportaient de la nourriture pour le maintenir en vie. On estime qu'un animal sur quatre ronge son propre membre pour échapper à l'agonie du piége. Ces animaux mourront plus tard de gangrène et d'infections secondaires.

Les pièges à mâchoires conventionels peuvent être utilisés pour le piègeage des renards, des visons et des gloutons au Canada. Des versions modifiées de manière "cosmétique" de ces pièges incluent les pièges à coussinets, les pièges laminés et les pièges compensés qui peuvent être utilisés pour la trappe des chats sauvages, des lynx, des loups, des coyotes, des renards, des castors, des rats musqués, des visons et des loutres.

Les pièges immergés ou à noyade sont utilisés pour la trappe d'animaux sauvages tels que les visons, les castors et les rats musqués. Attrapés au dessous de la surface de l'eau par ces procédés barbares, l'animal agonise jusqu'à 20 minutes avant de mourrir.

Le mythe de l'industrie de la fourrure: "Cet Accord International sur les Méthodes Humaines de Piègeage, qui est un pas de géant, établit des standards humains de piègeage." (Conseil Canadien de la fourrure)

Les faits: Il y a plusieurs années, l'Union européenne passa une résolution progressiste afin d'interdire l'utilisation des pièges à mâchoires dans tous les pays membres ainsi que l'importation de fourrure provenant de pays utilisant ces pièges. Le Canada, déterminé à continuer l'usage de ces pièges, contre-attaqua pour saper l'interdiction, en menaçant l'Union européenne de sévères sanctions économiques et de contester auprès du GATT et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Finalement, le Canada réussit à convaincre l'Union européenne de l'exempter de cette interdiction. Il fut proposé un accord international qui trompa l'Union européenne dans sa perception qu'un meilleur bien-être des animaux piégés et d'une interdiction future des pièges à mâchoires étaient entendus. En réalité, cet accord ne fait que poser un voile d'acceptabilité sur la cruauté des méthodes de piègeage.

Le nouvel accord est une tentative délibérée de la part de l'industrie de la fourrure au Canada pour leurrer le public canadien et international. Cet accord autorise les pièges à mâchoires conventionnels qui ont été utilisés pendant 40 ans au Canada, incluant les pièges à mâchoires utilisés sur terre ou dans l'eau. Soixante pourcent des animaux tués par piègeage pour leur fourrure sont semi-aquatiques, tels que les castors, les rats musqués et l'accord ne change rien pour ces espèces. Les pièges à mâchoires utilisés partout pour les visons, les renards et les gloutons. Ces mêmes pièges, avec quelques modifications "cosmétiques" peuvent être utilisés pour le piègeage des chats sauvages, des lynx, des loups, des coyotes, des renards, des castors, des rats musqués, des visons et des gloutons.

Le mythe de l'industrie de la fourrure: "Dans le monde entier, l'industrie de la fourrure est un excellent exemple d'une industrie basée sur une utilisation à long terme." (Conseil Canadien de la Fourrure)

Les faits: L'histoire de l'industrie mondiale de la fourrure, passée et présente, donnent la preuve qu'aucun animal, aussi abondant soit-il, n'est protégé d'extinction dans la mesure où sa fourrure devient précieuse. Des animaux qui se comptaient par millions et dont l'habitat s'étendait sur plusieurs continents, ont été presque réduits à l'extinction dans l'espace de quelques decennies comme l'illustre le commerce des félins à fourrure tacheté. En ce qui concerne d'autres animaux, déja rares dans la nature, pour des raisons écologiques ou géographiques - le renard de l'Ile Falkand et le vison marin nord-americain - la disparition totale est survenue facilement et rapidement quand leur fourrure furent recherchées par l'industrie. Au Canada, l'avidité et le manque de vision de l'industrie de la fourrure ont mené à l'extinction la loutre de mer, le vison marin, la martre de Terre-Neuve, le glouton et le bison des bois.

Le mythe de l'industrie de la fourrure: "La fourrure … est plus chaude que n'importe quel produit synthétique." (Fur Harvesters Auction Inc.)

Les faits: Si la fourrure était plus chaude que n'importe quel produit synthétique, il serait douteux que les explorateurs de l'Artique apparaissent toujours en combinaison de Gortex, Thinsulate et une myriade d'autres fibres synthétiques qui gardent les gens parfaitement chauds et dans des températures aussi basse que -100ºC. Il n'y a aucun besoin, quel qu'il soit, qui justifie de choisir la fourrure plutôt que des matériaux synthétiques pour ce qui concerne la chaleur. De plus, l'industrie de la fourrure vend ses produits à des gens aisés dans les centres urbains où la chaleur n'est généralement pas le souci majeur qui guide le choix d'un manteau d'extérieur. La vérité, c'est qu'il n'y a rien de luxieux ou de sensuel dans une peau qui a éte decharné du dos d'un animal qui ne voulait sans doute pas mourrir.

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